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Glamourous indie rock 'n roll.
Journal intime

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TchatcheBlog: Glamourous indie rock 'n roll.

Catégorie : Journal intime
Créé le :  07 oct. 2005 19h31 par ElleEctrastar
Modifié le :  01 févr. 2008 17h08
Visité :  3129 fois Cette semaine :  1 fois

Description :
One more taste of freedom.


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Let me out.
Créé le : 01 févr. 2008 17h08 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Let me out.
Dehors, le vent souffle fort et fait trembler les vitres. J'écoute cette vieille chanson de Dido et je ne suis pas allée au lycée depuis bien trop longtemps déjà.
Les jours d'hiver s'enchaînent et se consûment à la vitesse des cigarettes roulées que je fume à longueur de journée. Je ne rêve plus de rien, car à présent je possède tout.
Ces joints trop chargés ne me permettent plus de m'évader, et les verres d'alcool que je descends ne me mènent plus ailleurs quand dans ses bras. Tiraillée par la réalité, les pieds rivés à l'asphalte gris et froid, j'affronte mes désirs à corps et à cris.
J'apprends à aimer, et c'est un peu trop politiquement correct pour  moi, je crois.

"Pourtant c'est lui qui me donne encore aujourd'hui, la force et l'envie.."

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I gotta make it uncried (make it undone).
Créé le : 07 juin 2007 17h14 Article posté par : Web

TchatcheBlog: I gotta make it uncried (make it undone).

Une page blanche, et tellement de choses à te dire.
Les mots ont toujours eu du mal à sortir, je n’arrive pas à m’exprimer, à dire ce que je pense réellement. C’était tellement facile de t’embrasser en évitant ton regard plutôt que de parler, à cœur ouvert et mes yeux dans les tiens. Et tout le monde préfère la facilité. Je sais bien que ça ne sert à rien que je regrette certaines choses, car je ne pourrais rien n’y changer...

Hier soir, beaucoup de questions me trottaient dans la tête et j’aurais voulu t’appeler pour y trouver une réponse, mais tu n’avais apparemment pas envie, et aujourd’hui j’ai tout oublié.
J’ai repensé hier soir à nous, depuis le début, et à l’exception de ces deux dernières semaines, ça a vraiment été une belle histoire. Etonnante. Mais super.
Au tout début, j’aurais parié n’importe quoi que j’aurais continué à être froide et distante avec toi, comme je l’avais toujours été, j’aurais parié n’importe quoi que jamais je ne m’attacherai à toi. Je ne sais pas combien de temps ça a pris avant que je comprenne que c’était déjà trop tard, et je n’ai pas compris comment ça avait pu arriver. Parce que c’était la première fois.

On a vécu des trucs pas cool au début, mais je crois que d’un côté ça nous a beaucoup rapproché, et je voulais aussi te remercier d’avoir été là à ce moment là, parce que beaucoup de personnes ne l’auraient pas fait. C’est peut-être ça, qui m’a mis en confiance, qui m’a donné envie de t’aimer. Après, ça a été deux mois absolument géniaux. Je me levais chaque matin, heureuse d’aller au bahut, puisque j’allais te voir. Je n’avais plus aucune notion du temps, je ne savais plus si ça faisait deux jours ou trois semaines que nous étions ensemble. Et après tout je m’en foutais.

On a passé beaucoup de supers moments, et je dois dire que dans ces moments là je n’ai jamais été aussi heureuse d’être avec quelqu’un. J’ai appris à t’aimer, toi et tes chaussettes trouées, et même ton requiem de Mozart, même si j’l’écouterai pas de ma propre volonté, faut pas pousser. Tout le monde venait me voir et me disait qu’on allait très bien ensemble, qu’on avait l’air vraiment amoureux, et que moi, j’avais changé. Je rougissais et j’avais les yeux qui brillent en leur répondant, que oui, nous deux c’était sympa.
Mais tout le monde n’était pas dupe, c’était bien plus que ça. Hier, j’ai relu tes messages, et je ne savais pas trop si ça me rendait heureuse ou me faisait pleurer, alors je souriais avec les larmes aux yeux. J’étais à la fois heureuse et triste.

Je me suis rappelée ces moments, au début, de la première fois où tu as pris ma main, à tout le reste. Les premiers messages qu’on s’envoyait, quand j’étais en Espagne. Quand on s’est embrassés pour la première fois. Ce genre de souvenirs que j’étais persuadée d’avoir oublié parce qu’on en avait vécu, des trucs, depuis. Mais ces souvenirs étaient intacts, enfouis quelque part, et tout m’est revenu en pleine gueule à la vitesse d’une bombe.

On m’a trop souvent reproché de toujours me tourner vers le passé, de refuser d’avancer, mais ça fait seulement deux jours, alors oui, je m’autorise à ressasser les souvenirs encore un peu. Même si ça fait du mal.
Je n’ai pas compris, pourquoi, du jour au lendemain, tout a changé. Je saurai te dire le jour précis, le 22 mai. La fête du bahut. Pourtant, tout allait bien, tout était vraiment bien. Je me repasse le film de la soirée et je ne comprends plus. On  s’était (euh surtout toi) torchés au Martini, et je me souviens de m’être changée et d’être entrée dans la chambre, et toi tu m’as regardé avec ce regard si spécial qui me donnait l’impression d’être Aimée, vraiment.

Je n’aurais jamais pensé que ce serait la dernière fois que tu me regarderais comme ça. Et la soirée, la soirée… Il s’en est passé des choses. Des bonnes, des mauvaises, surtout des mauvaises. Je me souviens qu’à la fin de soirée, tu m’as prise dans tes bras, et je pleurais. Ce n’est pas l’alcool bad, comme je t’avais dit.

Y’avait autre chose. Premièrement, quelque chose dont j’aurais voulu te parler mais j’aurais du mal à le faire. Parce que j’ai peur de ta réaction. Je ne sais pas ce que tu pourrais dire, sans doute que tu dirais rien et ça me ferait encore plus mal.
La deuxième raison, c’est que j’avais déjà compris que quelque chose avait changé. Je n’avais plus cette impression qu’on se suffisait l’un à l’autre, j’avais déjà l’impression que tu m’échappais, doucement.

Et ce concert des Servants… Ce n’est pas sur le chanteur que j’aurais dû me jeter, mais dans tes bras. Je l’ai regretté, tu sais, ça aurait sans doute tout changé. Mais c’est ainsi. Et le temps a passé, je voyais que je te perdais, mais je ne voulais pas me l’avouer.
J’ai commencé à te mettre la pression. Sur tes potes, ta vie, j’étais persuadée que si je te changeais tout irait mieux, parce que j’étais persuadée que c’était de ta faute. Personne n’aime reconnaître ses tords, surtout quand il s’agit de la personne qu’on aime. Alors je t’envoyais des messages, je te reprochais des choses que je crevais de ne pas réussir à te dire en face. Je fuyais les mots, je parlais de moins en moins. De la pluie et de beau temps. Parce que j’avais trop de choses à dire, mais peur d’entendre les mots sortir. Peur de moi. Et de toi aussi. Peur pour nous. J’aurais aimé que les mots sortent, rien qu’une fois. Même si ça n’avait rien changé. Parce qu’aujourd’hui tout est fini et qu’on n’aura jamais réussi à parler à cœur ouvert. Et que ça nous a manqué, je crois.

Plus j’insistais, et plus j’avais l’impression de te perdre. Alors je me suis renfermée sur moi-même, je crois, j’voulais pas te montrer que tout ça me blessait. Alors j’ai remis cette carapace autour de moi, tu sais bien, celle de Marion « l’insensible connasse qui ne ressent jamais rien pour personne et joue avec les mecs ». Je cherchais encore et encore la cause de ce désastre.
Je te prenais dans mes bras, et là, j’avais compris, que tu ne m’aimais plus vraiment. Je l’avais compris depuis longtemps, mais je voulais me le cacher. Je me cachais le fait que tu ne me regardais plus, je voulais me cacher nos silences et nos erreurs, je voulais me cacher le fait qu’on était en train de couler.
J’avais peur de te perdre, peur de renoncer à cette belle histoire qui a été la nôtre, à tous ces instants de bonheur. Si ça avait été bien au début, alors pourquoi ça ne pourrait pas le redevenir ? Cette question, je me la posais vingt fois par jour.

Alors j’ai pris la décision de te parler. J’aurais voulu tout te dire, à cœur ouvert. J’aurais été assise sur ton balcon, une clope à la main, et j’aurais regardé au loin pour ne pas lire dans tes yeux toutes ces choses qui n’étaient que trop vraies. J’aurais caché mes larmes, comme je l’ai toujours fait, par fierté. J’ai toujours été fière, trop fière.
Je crois que j’aurais aimé qu’on pleure ensemble, pourtant. Voir que tout ça te touche, au lieu que je continue à ne pas bien savoir ce que tu as ressenti dans cette histoire. Je te sentais tellement froid, distant. Alors, oui, je ne sais plus vraiment quoi penser.

Et j’ai reçu ton sms. Ca m’a fait l’effet d’un coup de poing en plein ventre, les larmes ont coulé, mais je ne les sentais pas, et j’ai eu l’impression qu’un truc s’est déchiré en moi, sans pour autant savoir dire quoi. J’avais envie de hurler, mais le son ne sortait pas. C’était simplement ce que je ne savais que trop bien qui se réalisait… C’était la fin, celle que je prévoyais sans pour autant vouloir y croire.
Je ne vais pas te dire que ça a été facile. Ni que c’est facile maintenant. J’écoute Metro, de SOAD, et c’est vrai qu’elle est belle. La dernière chanson qu’on a écoutée ensemble. Elle tourne en boucle, ce matin. J’ai une boule dans la gorge, et je ne sais plus quoi penser.

Hier, j’ai parlé de tout ça à Rilou. J’avais du mal, les mots ne sortaient pas, j’avais les larmes aux yeux et j’étais persuadée que d’un instant à l’autre j’allais éclater en sanglots. Je crois que personne ne m’avait jamais vu comme ça pour un mec. Je crois que je n’avais encore jamais été comme ça pour qui que ce soit…
J’aurais aimé connaître précisément nos erreurs, j’aurais aimé réparer notre histoire, j’aurais aimé qu’on parle, vraiment, une fois seulement. Il y a tellement de non-dits que j’aimerais connaître, de silences que j’aurais voulu combler. Si j’avais su, lundi, que je t’embrassais pour la dernière fois, je l’aurais fait différemment, je crois.

J’aurais rangé ma rancœur et cette haine que j’avais en moi au placard, et je t’aurais dit, une fois seulement, « Je t’aime » en te regardant dans les yeux.
Parce que oui, je t’Aime, même si je ne l’ai jamais dit. J’avais envie, parfois, de te le dire, et de passer la main dans tes cheveux, que tu me souries et me dise que toi aussi. Est-ce que ça aurait tout changé ? Je n’en sais rien, personne n’en sait rien. Mais j’aurais aimé te le dire, rien qu’une fois, parce que ces mots n’ont jamais franchi mes lèvres et que pourtant, pour la première fois, je les ai pensés.

Si notre histoire ne s’était pas dégradée, je crois qu’elle aurait pu durer longtemps, vraiment.
Tu sais, j’ai longtemps cru que j’étais incapable d’aimer. Je sortais avec des mecs, sans rien ressentir. Aucune joie, aucun bonheur, aucune souffrance. Et ce qu’ils disaient de moi. Tu t’en souviens, quand je te sortais d’horribles couplets sur les mecs, quand je n’en n’avais rien à foutre, et que je te racontais ça, à toi ?

Je me foutais ouvertement de leur gueule, je jouais avec leurs sentiments, c’est ce que j’avais toujours fait. Et pourtant, tu as pris le risque. Et je t’ai Aimé. Vraiment, sincèrement, sans me poser de questions. Et je me suis prouvée à moi-même que je suis humaine. Capable de donner quelque chose de moi. Est-ce que j’ai trop donné ? Peut-être.
Parce que tu as compté pour moi beaucoup plus que j’ai voulu te le montrer, et je crois que tu l’avais compris depuis longtemps. Hier soir, je me suis demandé si c’était mieux de ne ressentir aucun sentiment, ou d’être amoureux et d’en souffrir ensuite ?

J’y ai longuement réfléchi, pendant que j’essayais de t’appeler et que tu ne répondais pas, et je crois que j’ai trouvé la réponse. Je crois qu’il vaut mieux aimer, et en souffrir ensuite.
Je voulais te remercier. Pour tout ce que tu m’as apporté. Pour tous ces moments passés ensemble, ces bons moments. Je voulais te remercier pour ce que tu m’as montré de toi. Et de moi-même. Te remercier de m’avoir aimé, et avoir réussi à m’apprendre à t’aimer.

Te remercier de toutes ces choses qu’on a vécues ensemble, et qui m’ont rendu heureuse.  Oui, ça sera dur maintenant, de « passer à autre chose », de me forcer à t’oublier, de te croiser et te reconsidérer comme un pote.
Mais je pense que tout ça nous a rapproché. Et qu’on va repartir sur de meilleures bases. Oublier ces deux dernières semaines et comment tout ça s’est fini. Ne retenir que les bons moments et continuer à avancer. Parce que qui sait… Peut être qu’un jour on se retrouvera, et on saura continuer à être heureux. Peut-être pas.

J’ai peur de demain, peur du futur, mais je prends le risque de regarder dans cette direction et d’avancer. Je voulais simplement terminer ce long discours en te disant que je tiens à toi. Sincèrement. Je n’ai pas envie de te croiser dans la rue et de devoir te tourner le dos. Je n’ai pas envie de baisser les yeux quand je te parle. Ou ne plus te parler du tout. Alors, oui, je vais faire des efforts, essayer de trouver les mots. Pour ne pas te perdre totalement cette fois. Et en souvenir de ce que nous avons été. De ce que j’ai été à tes côtés. Une fille heureuse et comblée. Et en souvenir de ça, oui, je suis prête à faire des concessions.

Tu es sans doute blasé de lire ce tas de conneries qui s’enchaînent, je ne suis pas certaine que tu sois le genre à avoir la larme à l’œil. Et bien tant pis, j’aurais été sincère. Et pour la première fois de ma vie, rangé l’espace d’un instant cette putain de fierté tout au fond de moi. Pour te parler vraiment, et sincèrement. J’espère que tu peux comprendre. J’espère que tu comprends. J’espère que tu me diras ce que tu penses.

J’espère…. l’espoir fait vivre, non ?


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Demolition Lovers part 1.
Créé le : 27 mai 2007 18h07 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Demolition Lovers part 1.
L'herbe humide et fraîche me grattait le creux du cou, et un vent tiède jouait avec mes cheveux. Le goût amer du hashich me brûlait la gorge, avant goût de paradis. Yeux rivés vers le ciel, pupilles dilatées, les éclairs qui aveuglent. Flash. La bouche sèche, si sèche, le tonnerre au loin, et nos corps légers côte à côte, comme en lévitation.

Et après. Le bonheur à l'état pur. Les spots, la musique, la chaleur insoutenable, atmosphère humide et étouffante. Et les décibels, les décibels... Les cris, la foule. Le premier rang. Mes mains tendues vers la scène, vivre toujours plus haut, se donner à fond et ne vivre que pour la musique. Décoller. Portée par la foule, les regarder, eux, dans la lumière vive, et leur sourire, sourire au monde entier. Sentir ta main se glisser autour de ma taille, et capter ton regard rieur, complice et drogué. Des bribes de toi.

Me laisser aller doucement dans cette histoire si belle, trop belle. Me laisser aller à m'en faire tourner la tête, foncer dans le mur à une vitesse vertigineuse. Et aimer ça. T'aimer tout court, dans tes tords et tes raisons, t'aimer trop fort, violemment et sans raison. A m'en faire mal.
Dessiner des arabesques sur ton torse, et écouter en boucle cette chanson, LA chanson. Ne plus manger. Ne plus dormir, jamais. Penser à toi, inlassablement, vivre des excès et aimer ça. Maigrir, maigrir encore, fumer toujours plus, gober, sniffer, te faire l'amour, boire jusqu'à la déraison et t'aimer plus fort. Continuer à maigrir. Sentir la chaleur et me sentir bien. Me complaire dans le sale. Frôler la mort chaque jour et en rire, sentir ta main dans la mienne et t'accompagner dans ta lente destruction. Car je n'ai plus la force de te retenir. Et doucement, nous basculons de l'autre côté.
Tu m'as fait connaître le pire et le meilleur. Le meilleur. Flash. La poudre blanche. Le voyage. Une part de moi y est restée. Je ne te le pardonnerai pas. Je t'aime. Toi, Moi, et Elle. Il n'y a plus d'issue à présent. C'est la Fin...

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With or without you ?
Créé le : 05 mai 2007 13h07 Article posté par : Web

TchatcheBlog: With or without you ?
Je suis ton pile tu es mon face, toi mon nombril et moi ta glace, tu es l'envie et moi le geste, toi le citron et moi le zeste, je suis le thé tu es la tasse, toi la guitare et moi la basse, je suis la pluie tu es mes gouttes, tu es le oui et moi le doute, t'es le bouquet je suis les fleurs, tu es l'aorte et moi le coeur, toi t'es l'instant et moi le bonheur, tu es le verre je suis le vin, toi tu es l'herbe et moi le joint, tu es le vent j'suis la rafale, toi la raquette et moi la balle, t'es le jouet et moi l'enfant, t'es le vieillard et moi le temps, je suis l'épice toi la papille, toi l'eau qui vient et moi la bouche, toi l'aube et moi le soleil qui s'couche, t'es le vicaire et moi l'ivresse.
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Desintegration.
Créé le : 14 avr. 2007 18h31 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Desintegration.
Le sourire au lèvre, la voix de Manu Chao me berce. Dehors, le soleil brille et la vie semble tellement plus facile.
Une partie de mon coeur est resté prisonnier des terres espagnoles, sur la plage de Sagunto, et gravé sur ce banc au coeur de Valence. On écoutait UB40, on ne pouvait s'empêcher de chanter en choeur, un peu faux mais au fond, qu'importe ? Depuis longtemps je ne m'étais pas sentie aussi jeune et aussi libre. Vivante comme jamais. La pluie coulait le long de mes joues, et un sourire niais était vissé sur ma gueule en permanence. Les joints, les alcools, les amis, les fous rires, les soirées et les cigarettes, tout s'enchaînait à un rythme délicieusement vertigineux. Dans le bus du retour, les lumières de la nuit clignotaient, au travers de l'épaisse couche de buée recouvrant les vitres. Alors j'ai su que je reviendrai. Un jour, j'écouterai à nouveau UB40, sur les chemins de la liberté. Un jour, je quitterai tout, sans adieux ni regrets. Et la vie continuera, plus belle encore.
Depuis cette semaine de rêve éveillé, plus rien ne s'est arrêté. Le soleil brûle mes paupières et je n'ai jamais autant aimé ça. Je me sens entraînée dans un tourbillon de fêtes, de débauche et de concerts. De concerts... Sentir à nouveau la musique m'envahir, me transcender. Vibrer au son de la basse, hurler à m'en éclater les poumons, me sentir portée par la foule, portée par la musique. Me sentir vivre à en crever. Un heure seulement.
Et parfois je sens sa main se glisser tout contre la mienne, doucement. C'est comme ça qu'il a su m'aimer. Il a su me découvrir et m'apprivoiser, patiemment. Il a appris les doutes, les concessions. Il a su dompter mon sale caractère, calmer mes accès de violence, sécher mes larmes, calmer mes démons. J'ai appris la tendresse, l'attachement, la douceur. J'ai appris à me confier, sans peur et sans préjugé. J'ai appris à le connaître, à partager sa vie, à le rassurer. Je crois qu'on s'aime, à notre manière. Sans mot et sans artifice. Juste cette dépendance silencieuse, qui me donne envie de me lever le matin, pour m'épanouir à l'ombre de ses yeux. Et oublier qu'un jour il faudra grandir. Oublier qu'un jour il faudra partir. Et tout reconstruire, une fois de plus...

"For every street in any scene, any place you've never been I'll be your guide"
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